Zinc
MinérauxZinc Encyclopédie : Le zinc est un oligoélément essentiel du chien et du chat, cofacteur de plus de trois cents enzymes, indispensable à l'intégrité de la peau et du pelage, à l'immunité, à la cicatrisation et au métabolisme protéique. FEDIAF et le NRC retiennent un minimum d'environ 15 à 20 mg de zinc pour 1000 kcal d'énergie métabolisable chez le chien adulte (FEDIAF, 2024 ; NRC, 2006). Sa biodisponibilité dépend fortement de la forme chimique et des inhibiteurs présents dans la ration.
Dernière mise à jour :Information générale à portée documentaire. Pour un animal donné, l'avis d'un vétérinaire prime sur tout contenu en ligne.
Qu'est-ce que le zinc en nutrition animale ?
Le zinc est un oligoélément essentiel dont les besoins minimaux de référence se situent autour de 15 mg pour 1000 kcal chez le chien adulte, davantage chez le chiot et le chat, par exemple environ 18,5 mg pour 1000 kcal chez le chat (NRC, 2006 ; FEDIAF, 2024). Il n'est pas stocké en réserve importante, ce qui rend l'apport quotidien nécessaire.
Le zinc alimentaire est apporté par les matières animales et par des sources minérales ajoutées, sous forme inorganique comme l'oxyde et le sulfate de zinc, ou sous forme organique comme les chélates et protéinates de zinc. Sa biodisponibilité varie selon la forme et selon les facteurs antinutritionnels de la ration. Les phytates des matières végétales et un excès de calcium réduisent l'absorption du zinc en le liant dans le tube digestif (revue sur le zinc canin, 2021). Cette interaction explique pourquoi un aliment apparemment conforme en zinc total peut malgré tout induire une carence fonctionnelle.
Quel rôle nutritionnel joue le zinc chez le chien et le chat ?
Le zinc intervient dans la synthèse et la stabilité des protéines structurales comme la kératine et le collagène, dans la division cellulaire, la fonction immunitaire, la cicatrisation et de nombreuses métalloenzymes. La peau, le pelage et les muqueuses sont les tissus les plus sensibles à un déficit (revue sur le zinc canin, 2021).
Chez le chien comme chez le chat, le zinc est essentiel à l'intégrité cutanée et à la défense immunitaire. Le chat carnivore strict reçoit un zinc bien absorbé via les matières animales, dont la biodisponibilité est supérieure à celle des sources végétales. La qualité de l'apport ne se résume pas au taux affiché : la forme chimique et le contexte de la ration déterminent la fraction réellement absorbée, ce qui conduit les formulateurs premium à privilégier des formes organiques ou à compenser la présence de phytates et de calcium.
La forme du zinc change-t-elle sa biodisponibilité ?
La forme du zinc influence nettement sa biodisponibilité, et un zinc total suffisant peut être insuffisant en pratique selon sa source. Les formes organiques chélatées sont généralement mieux absorbées que les formes inorganiques comme l'oxyde de zinc.
L'oxyde de zinc présente une biodisponibilité faible comparée aux formes organiques. Une étude a observé qu'un chélate de zinc et acide aminé était environ deux fois plus biodisponible que l'oxyde et favorisait une meilleure croissance du pelage (étude comparative citée dans la revue sur le zinc canin, 2021). Cet écart se révèle surtout après une période de restriction. Cette différence prend un sens clinique avec la dermatose répondant au zinc, affection cutanée du chien caractérisée par des lésions croûteuses et une alopécie. On en distingue deux formes : une forme génétique touchant des races nordiques comme le Husky et le Malamute, dont l'absorption intestinale du zinc est déficiente, et une forme dite « maladie du régime générique » liée à un aliment bon marché pauvre ou déséquilibré en zinc, souvent riche en phytates ou en calcium (revue sur le zinc canin, 2021 ; Merck Veterinary Manual). Ces dermatoses régressent souvent sous supplémentation en zinc, d'où leur nom. Elles illustrent que la biodisponibilité, et non le seul taux, conditionne le statut en zinc.
| Forme de zinc | Type | Biodisponibilité relative | Usage en aliment premium | Niveau de preuve |
|---|---|---|---|---|
| Oxyde de zinc | Inorganique | Faible | Source économique courante | Modéré |
| Sulfate de zinc | Inorganique | Modérée | Source minérale standard | Modéré |
| Chélate ou protéinate de zinc | Organique | Élevée (environ 2 fois l'oxyde dans une étude) | Privilégié en premium | Modéré |
| Zinc des matières animales | Organique naturel | Bonne | Apport de base | Modéré |
Quel est le niveau de preuve ? (Zinc)
Le niveau de preuve est élevé pour le caractère essentiel du zinc et pour son rôle cutané et immunitaire, et modéré pour la hiérarchie de biodisponibilité entre formes. Le besoin de base repose sur les données solides du NRC, et la dermatose répondant au zinc est une entité clinique bien décrite (NRC, 2006 ; revue sur le zinc canin, 2021).
L'avantage des formes organiques est cohérent à travers plusieurs études, mais l'ampleur de l'écart dépend du contexte, notamment de la présence de phytates et de calcium et de l'existence d'une restriction préalable. Les recommandations premium privilégient donc des formes mieux absorbées et la maîtrise des inhibiteurs d'absorption.